Publié par : Malika Benarab-Attou | 11 octobre 2010

Algérie / UE: la question des Droits de l’Homme

10ème rencontre entre parlementaires européens et algériens –  Deuxième intervention de Malika Benarab-Attou: la question des Droits de l’Homme et de l’état d’urgence en Algérie.

 

 

« Nous avons rencontré plusieurs ONG. Aussi, je voudrais vous parler du rapport de la FIDH, la Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme. Il y a une phrase que j’aimerais reprendre, une phrase issue de l’introduction du rapport:

« L’Algérie est un pays riche, avec des politiques publiques inefficaces et une population en souffrance. »

 

Je crois que cette phrase résume l’impression que l’on a concernant la question des Droits de l’homme et de la démocratie en Algérie aujourd’hui.

 

[…]

 

Le gros problème aujourd’hui c’est l’état d’urgence. Il a été mis en place en 1992, il a eu une prolongation en 1993, et depuis, il est toujours là, et l’on ne sait pas quand-est ce qu’il va finir…

Vous nous avez dit que la situation du terrorisme était résiduelle aujourd’hui Si celle-ci est bien résiduelle, pourquoi cet état d’urgence?

L’urgence c’est justement de sortir de cet état d’urgence. L’Etat d’urgence c’est une occasion pour que les lois de la république soient bafouées.

Je vous lance un appel: je vous demande de faire en sorte que l’état d’urgence soit levé aujourd’hui pour libérer justement les libertés publiques.

 

[…]

 

Il y a un lien entre le développement d’un pays et la question des droits de l’Homme. Si les libertés et si la démocratie ne sont pas en place, alors il ne peut y avoir d’initiatives. La jeunesse ne peut pas se réunir, la jeunesse ne peut pas avoir de vision ouverte.

 

[…]

 

Il y a aussi la question douloureuse des familles de disparus. L’on dénombre aujourd’hui environ 10000 disparus. Etant donné qu’il y a une Charte pour la Paix et la Réconciliation, il y a eu un manque de justice. Le sentiment des familles de disparus c’est qu’ils n’ont pas eu de justice. C’est un grand problème parce que l’on ne peut pas panser les blessures si la justice n’est pas prise en compte.

Je crois qu’il y a une question concernant cette charte de la Paix et de la Réconciliation qui ne permet pas d’aller devant les tribunaux pour avoir une justice concernant les responsables de ces disparus. Les interrogations restent ouvertes; les disparus ont-ils été tués? Certainement… Comment mettre en responsabilité les personnes qui auraient une implication avec ces disparus?

 

[…]

 

L’état d’urgence c’est vraiment le problème et c’est le moment de le lever. Merci. »

 




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