Publié par : Malika Benarab-Attou | 8 novembre 2010

Istanbul, 3-5 novembre 2010: Malika Benarab-Attou accompagne la délégation de la Commission Culture et Education du Parlement européen

 

ISTANBUL – Malika Benarab-Attou a accompagné la délégation de la Commission Culture et Education du Parlement européen à Istanbul, capitale européenne de la culture en 2010.

Plus qu’une simple année culturelle à Istanbul, Mme Benarab-Attou souligne les opportunités de cet événement pour la Turquie dans son ensemble, en promouvant sa culture et sa visibilité à des européens parfois turco-sceptiques. C’est aussi une manière atypique de faire avancer le débat sur la construction et l’identité européennes. Elle répond aux questions du site europeecologie.eu.

 

 

Europe Écologie: Jusqu’en décembre, Istanbul est capitale européenne de la culture. Pourquoi cet événement, à quoi sert-il ?

 

Les capitales européennes de la culture, dont la création remonte à 1985, ont pour principal objectif de valoriser le potentiel artistique et culturel de nos villes européennes et de rapprocher les citoyens européens les uns des autres.  Dans ce cadre, la ville d’Istanbul a mis en place ou soutenu 467 projets artistiques et culturels pour l’année 2010, auxquels la population locale est invitée à participer, et auxquels les citoyens de toute l’Europe (voire au-delà) sont également les bienvenus. C’est une occasion unique pour les populations de se rendre compte de leurs ressemblances et de leurs différences, et de réaliser de façon plus concrète ce qui nous rassemble dans cette découverte.

 

Les capitales européennes de la culture sont une grande réussite et sont devenues l’un des événements culturels les plus en vue en Europe. Elles ont des impacts très positifs sur les villes elles-mêmes qui redynamisent ainsi leur vie culturelle, renforcent leur visibilité au niveau international, stimulent le tourisme et améliorent l’image qu’en ont leurs propres habitants. Dans le cas d’Istanbul, les liens entre Europe et Turquie sont mis en évidence et de nouveaux partenariats entre acteurs culturels turco-européens marqueront cette année passionnante. 

 

 

E.E.: Cette année culturelle de la Turquie est-elle l’occasion de regarder la stratégie d’élargissement de l’UE avec un œil nouveau ?

 

Pour l’Union européenne, l’occasion est effectivement donnée de promouvoir en Turquie, par le biais des fonds qu’elle octroie aux projets à Istanbul, les principes auxquels elle est attachée, tels que  l’ouverture culturelle, avec la prise en compte de la situation des minorités et des quartiers périphériques, une nouvelle forme de gouvernance inclusive et participative, les valeurs de la démocratie.

C’est également l’occasion de promouvoir le dialogue interculturel et de faire connaître en Europe un pays dont les cultures sont largement ignorées par bon nombre d’Européens turco-sceptiques. Et de faire avancer, de ce fait, la cause de la Turquie par une communication active envers les citoyens européens. 

 

 

E.E.: Les politiques culturelles en Europe : en quoi sont-elles importantes ? Permettent-elles de rassembler et débattre de la construction et de l’identité européenne ?

 

Les politiques culturelles de l’Union européenne couvrent principalement les aspects suivants : l’amélioration de la connaissance et de la diffusion de la culture et de l’histoire européenne ; la conservation et la sauvegarde du patrimoine culturel d’importance européenne ;  les échanges culturels non commerciaux et la création artistique et littéraire y compris dans le domaine de l’audiovisuel, la mobilité des artistes et des œuvres. 

 

Dans ce cadre, le débat sur la construction et l’identité européennes est bien ouvert et une grande partie des projets discutés au sein de la commission Culture et Éducation du Parlement européen traitent de façon plus ou moins directe de ces questions : la bibliothèque numérique européenne Europeana, les projets de mobilité pour les jeunes, étudiants, stagiaires, personnes en cours de formation professionnelle…,  le label du patrimoine culturel européen, les discussions autour de manuels d’histoire communs à plusieurs États membres, l’initiative citoyenne européenne…

 

Comment construire un véritable un espace public européen ? Comment faire prendre conscience aux citoyens qu’ils font partie d’une entité qui transcende largement leurs frontières nationales ? Telles sont les questions auxquelles nous tâchons, au quotidien, de trouver des réponses.

 


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