Publié par : Malika Benarab-Attou | 14 janvier 2011

Lahouari ADDI sociologue IEP Lyon

Point de vue de Lahouari Addi

 

L’Union Européenne a moins de moyens de pressions sur l’Algérie que sur la Tunisie. Ceci dit, il faut continuer à exiger que l’Algérie respecte les conventions et respecte les libertés publiques que garantit la constitution. L’état d’urgence encore en vigueur permet à l’administration de réprimer toute protestation. Le maillon faible de l’autoritarisme aujourd’hui est la Tunisie et il faut mettre le paquet. Si la Tunisie bascule vers la démocratie, l’Algérie suivra une année après.

Le régime de Ben Ali dépend de l’Union européenne qui a toujours été généreuse avec lui, avec le soutien de la France. Il faut empêcher l’UE et le FMI de lui donner de l’argent frais pour faire taire la protestation. Les 3000 000 emplois qu’il a promis, il compte sur l’Europe pour les financer. C’est dans l’intérêt de la France que le Maghreb se démocratise.

Une déclaration des syndicats de Lyon, solidaires avec les syndicalistes tunisiens, demande l’arrestation et la traduction devant les tribunaux de ceux qui donné l’ordre de tirer et ceux qui ont tiré sur les manifestants. Si l’UE formule cette demande, les policiers et les militaires auront peur aussi bien en Tunisie qu’en Algérie, et le recours à la répression sera moins systématique. Les deux régimes tuent parce qu’ils peuvent tuer. S’ils n’ont pas cette possibilité, ils dialogueront avec l’opposition.

 


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