Publié par : Malika Benarab-Attou | 15 février 2011

UE/ Côte d’Ivoire: L’UE doit continuer à faire pression

« L’UE doit continuer à faire pression pour garantir le respect de la volonté du peuple et pour que la Côte d’Ivoire devienne un exemple pour les autres peuples de la sous-région »

 

Le jeudi 10 février 2011, la Commission des affaires étrangères du Parlement Européen a accueilli M. Alphonse DJÉDJÉ MADY, Secrétaire Général du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Une rencontre intéressante, à l’issue de laquelle Malika Benarab-Attou députée verte, Membre de la Délégation pour les relations avec le Parlement panafricain déclare :

 

‘L’enjeu de l’implantation démocratique en Cote d’ivoire concerne tout les pouvoirs africains et en particulier ceux de la sous-région; Le résultat des élections démocratiques positionnant Alassane Ouattara comme Président de la Côte d’Ivoire doit être respecté et Laurent Gbagbo doit partir pour respecter le choix de son peuple et éviter tout risque de division du pays et de nouvelle guerre civile. Comme l’a dit le Secrétaire Général: « on n’est pas Président à vie » (la situation de la France où l’on garde ce titre et ses avantages toute sa vie a été évoquée avec une pointe d’humour).

 

Les mesures prises par l’UE -restrictions de visas, gel des avoirs du camp Gbagbo, blocus des ports- ont été saluées par M. Djédjé Mady. L’UE ne doit cependant pas oublier que la situation est loin d’être réglée. En effet, Laurent Gbagbo s’accroche au pouvoir, la course à l’armement se poursuit et la situation se complique au sein de l’Union Africaine (notamment face aux positions ambigües de l’Angola). Alors qu’une nouvelle mission africaine débute pour tenter de régler la crise ivoirienne, L’Union Européenne doit intensifier ses pressions.

 

Face à la rigidité de Laurent Gbagbo, M. Djédjé Mady estime qu’une ingérence humanitaire est incontournable; l’intervention militaire lui semble inévitable; l’Organisation des Nations Unies doit agir afin de résoudre la situation.

 

Si la Côte d’Ivoire, comme la Tunisie, met en œuvre une véritable démocratie, la voie sera alors ouverte pour tous les peuples africains: « ce sera un exemple qui tirera les autres peuples de la sous-région, participant ainsi à l’émancipation des peuples et permettant aux pays africains de s’inscrire dans le cercle des pays démocratiques »; souligne avec espoir le Secrétaire Général.

 

Malika Benarab-Attou soutient cette vision et la nécessité pour les peuples africains d’accéder à une vie correspondant à leurs aspirations grâce à une gouvernance démocratique et une bonne utilisation des ressources, en particulier naturelles, pour le bien commun des pays africains.

 

 

Malika BENARAB-ATTOU                                

Membre de la Commission des affaires étrangères du Parlement européen

Membre de la Délégation pour les relations avec le Parlement panafricain


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