Publié par : Malika Benarab-Attou | 24 mars 2011

COMMUNIQUÉ DE PRESSE : Google, bibliothèque numérique

Bruxelles, le 24 mars 2011

Google – Bibliothèque numérique

L’UE doit maintenant faire des propositions concrètes et équitables.

Le juge américain Denny Chin vient de rejeter l’accord de 125 millions de dollars entre Google, les éditeurs et auteurs américains. Selon lui, cet accord donne un avantage injuste à Google vis-à vis de ses compétiteurs. Pour les députés du Groupe des Verts/ALE, étant donné que l’accès à la connaissance est fondamental, c’est avant tout au législateur d’apporter des solutions durables et justes. Ils considèrent également qu’il est grand temps que l’UE s’empare de cette question.

 

Pour Malika Benarab-Attou (Verts/ALE) coordinatrice des Verts / ALE pour la Commission Culture :

 

« Permettre l’accès à des millions de livres qui sont pour le moment difficiles à trouver ou à publier parce qu’il est délicat, voire impossible d’identifier les détenteurs de droits, est essentiel si nous voulons que les citoyens bénéficient au mieux des opportunités offertes par les technologies numériques. Cependant , il est problématique que des contrats que passe Google avec des institutions telles que la bibliothèque municipale de Lyon, lui offrent un monopole sur la numérisation de l’ensemble des ouvrages de celle-ci. De même, qu’une firme détienne un monopole sur une base de données de livres à l’échelle mondiale n’est pas une solution. La concurrence doit être rendue possible, mais il est aussi de notre responsabilité de développer une approche basée sur les services publics qui mette en avant l’intérêt public de la numérisation des produits culturels. »

 

 Pour Helga Trüpel (Verts/ALE) Vice-présidente de la Commission Culture :

 

« Il est bon que de nouveaux modèles économiques émergent du secteur privé, avec pour objectif de rendre accessible plus de contenu à un nombre croissant d’individus. Mais nous pensons que c’est aussi le rôle du législateur de trouver des options justes et durables. En 2005, la Commission européenne a lancé le projet de bibliothèque numérique Europeana. Celui-ci se heurte toutefois au problème des œuvres orphelines. Plus de 90 % des livres des bibliothèques nationales d’Europe ne sont plus disponibles dans le commerce, parce qu’il s’agit d’œuvres orphelines ou d’ouvrages épuisés. Jusqu’ici, la Commission européenne a regardé avec intérêt l’approche mise en avant par Google et les détenteurs de droits au États-Unis. Il est maintenant temps pour l’UE de passer à la vitesse supérieure et de faire des propositions concrètes et équitables. »


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