Publié par : Malika Benarab-Attou | 14 mars 2012

Conférence publique : La Tunisie face à l’expérience démocratique, Parlement européen, Bruxelles, 20 mars

La Tunisie s’est libérée de son passé autoritaire, Ben Ali est parti. Son départ forcé marque le changement dans les modes de gouvernement et dans l’exercice du pouvoir qui constituent la preuve d’une réelle transition démocratique. La révolution tunisienne porte en elle un élément novateur à savoir la disparition de la peur. Malgré toutes les incertitudes sur l’avenir, le silence qui plombait la vie quotidienne des tunisiens a été brisé.

Depuis l’élection de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC), la Tunisie s’est trouvée projetée dans une nouvelle trajectoire institutionnelle. Le pays est appelé à poser ses nouvelles bases constitutionnelles; mission de l’ANC, entrée en fonction le 22 novembre 2011. Suite aux élections du 23 octobre 2011, 138 sièges sur 217 reviennent aux trois partis politiques que sont Ennadha, le Congrès pour la République (CPR) et Ettakatol. A trois, ceux-ci ont formé une alliance appelée la Troïka.  Avant de procéder à plusieurs actes fondateurs du nouveau pouvoir transitoire en place, la Troïka s’est constituée autour d’alliances inédites pour nommer le  Président de l’ANC, Mustapha Ben Jaâfar, ses deux Vice-présidents, ainsi que les présidents des deux commissions chargées respectivement de l’élaboration du règlement intérieur de l’ANC et du texte sur l’Organisation provisoire des pouvoirs publics. Dans la foulée, Moncef Marzouki devient le Président  de la Tunisie, secondé par son Premier Ministre Hamadi Djebali.

Après l’adoption de la loi régissant l’organisation provisoire des pouvoirs publics ainsi que le règlement interne, les Tunisiens attendent le passage à la vitesse supérieure à savoir la rédaction d’une nouvelle constitution. Celle-ci devrait voir le jour début 2013. Quelles sont les dynamiques et/ou les mécanismes qui permettraient à l’ANC de rédiger la Constitution dans les temps ?

La restructuration du paysage politique tunisien s’accompagne d’un repositionnement des différentes forces qui composent la société tunisienne. A l’aune des changements politiques majeurs, les acteurs en présence tentent de faire valoir leur droit, leur rôle, leur indépendance, leur voix au chapitre. Les mondes médiatiques, judiciaires, universitaires, associatifs, ainsi que la société civile sont activement engagés.

Le 20 mars 1956, après une lutte nationale intense menée par Habib Bourguiba, la Tunisie accédait à son indépendance. Le 20 mars 2012, la Tunisie célèbrera son histoire passée, présente et future, une journée hautement symbolique à l’occasion de laquelle le Cercle des Chercheurs du Moyen-Orient (CCMO), l’Institut Medea, l’Assemblée des Citoyens et Citoyennes de la Méditerranée (ACM) et le Parlement européen souhaiteraient se réunir. Parallèlement, une exposition des caricatures du dessinateur Z, mettant en lumière le début d’une expression libre, aura lieu au sein même du Parlement.

Cette conférence  se situe dans la continuité du soutien de l’Union européenne aux aspirations du peuple tunisien et de ses engagements en faveur des processus de démocratisation en cours.


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