Publié par : Malika Benarab-Attou | 27 mars 2012

L’experience démocratique en tunisie : débat au parlement europeen

 

 

Bruxelles, Parlement européen – Mardi 27 mars 2012

Communiqué de presse de Malika Benarab-Attou, Députée européenne

 Pour diffusion immédiate

L’experience démocratique en tunisie : Débat au parlement europeen

Des acteurs de la révolution tunisienne, des responsables politiques tunisiens et européens, des diplomates, des universitaires et des étudiants se sont réunis au Parlement européen à Bruxelles le 20 mars pour débattre sur l’expérience démocratique en Tunisie. Cette conférence organisée à l’initiative de la députée européenne des Verts Malika Benarab-Attou a permis de mieux cerner les incertitudes et les enjeux qui pèsent sur l’avenir politique de la Tunisie.

Une révolution populaire réussie en janvier 2011 suivie neuf mois plus tard de l’élection d’une assemblée constituante et bientôt la création d’une nouvelle constitution; la Tunisie fait figure de locomotive de la démocratie dans les pays de la rive sud de la Méditerranée. Aux yeux de la communauté internationale, ce qui se passe actuellement dans ce pays est déterminant pour les suites du mouvement populaire connu sous le nom de  » Printemps arabe « .

« Nous sommes à un moment crucial, parce que la constitution va être votée et elle sera donc le cadre juridique de la Tunisie » a expliqué la Députée européenne Malika Benarab-Attou. Pourquoi un débat au Parlement européen ? « Parce que l’enjeu est important bien sûr mais surtout parce que l’Union Européenne entretient des liens très étroits avec la Tunisie et fonde beaucoup d’espoirs sur l’avenir politique de ce pays. »

 Cependant rien n’est encore joué: tout est encore possible, même un retour vers un régime autoritaire.

Kamel Jendoubi, Président de l’Instance Supérieure des Elections en Tunisie, a livré son analyse de la révolution.  « Les tunisiens ont mené leur révolution sans véritable projet politique. Ils ont renversé un dirigeant opportuniste et autoritaire en vue d’établir un régime plus juste et plus démocratique ; mais lequel exactement, ils ne le savaient pas du tout. « 

Le contexte économique actuel ajoute aux incertitudes. Toujours selon Kamel Jendoubi : « la transition politique ne pourra être un succès que si la situation économique et sociale s’améliore, ce qui est loin d’être le cas actuellement.  »  

Toutefois, il est clairement apparu au cours des débats que le nœud du problème est surtout d’ordre religieux. Les élections législatives d’octobre 2011 ont confirmé l’émergence de mouvements islamistes en Tunisie. Par ailleurs,  les salafistes, partisans d’un retour à l’Islam des origines mènent des actions violentes et font pression sur le reste de la population, en particulier les femmes. Les salafistes prônent l’introduction de la Charia dans la future constitution ; une idée que les députés présents d’Ennahda, le parti islamiste élu majoritairement à l’Assemblée Constituante, rejettent.

Les débats se sont particulièrement animés suite à l’intervention du professeur Habib Kazdaghli, Doyen de la faculté des lettres de la Manouba. Ce dernier a relaté les menaces qu’il subit depuis plusieurs mois de la part des salafistes qui occupent certaines universités et  qui réclament le port du niqab pour les filles dans les salles de cours et lors des sessions examens.  Cette histoire déjà relatée par la presse internationale est symptomatique des tensions provoquées par la question religieuse en Tunisie.

 Par ailleurs, la question du rapprochement entre l’Union Européenne et la Tunisie a été évoquée par Mohamed Ridha Farhat, Ambassadeur de Tunisie à Bruxelles,  et Bernardino León,  Représentant pour l’Union Européenne auprès des pays de la rive sud de la Méditerranée dit en transition démocratique. La Task force européenne chargée d’examiner la question propose d’aller jusqu’à un partenariat privilégié. Les modalités de cet accord restent à définir, mais cela consisterait essentiellement à créer un espace économique commun assorti d’un accord de libre échange commercial.

 

 

 

CONTACT :

Aicha Ayari

Assistante de Malika Benarab-Attou

Parlement européen

Rue Wiertz 60

1047 Bruxelles

Tél. : +32 (0)2.283.00.32

Email: malika.benarab-attou@europarl.europa.eu


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :