Publié par : Malika Benarab-Attou | 10 mai 2012

Commerce et investissements : quelle stratégie de l’UE dans le sud de la Méditerranée après les révolutions du Printemps arabe ?

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Bruxelles, 10 mai 2012

Commerce et investissements : quelle stratégie de l’UE dans le sud de la Méditerranée après les révolutions du Printemps arabe ?  

Le Parlement européen s’est prononcé aujourd’hui sur le rapport relatif à la stratégie de l’Union européenne en matière de commerce et d’investissements pour le sud de la Méditerranée après les révolutions du Printemps arabe.

J’ai décidé de voter  en plénière contre ce rapport, tout comme l’a fait mon Groupe  en Commission Commerce  International, et ce pour deux raisons :  

1. L’orientation du rapport soutient la politique de la Commission européenne dans une approche économique spécifiquement libérale. Les Accords de  Libre-Échange  Approfondis et  Complets (ALEAC), qui concernent la Tunisie, l’Egypte, le Maroc et la Jordanie, entraînent un démantèlement tarifaire et une ouverture des marchés à même de fragiliser ces économies émergentes. Les aspects sociaux, environnementaux, éducatifs et culturels ne sont pas suffisamment présents contrairement aux aspirations des peuples. Par ailleurs, les ALEAC relèvent d’un processus long avec des critères lourds, notamment l’obligation d’alignement  sur  la réglementation du marché intérieur européen. De plus,  ces  nombreuses  exigences ne sont pas liées à la perspective d’une intégration dans l’Union européen comme cela a pu l’être pour les pays de  l’Europe de l’Est.  Devons-nous rappeler l’échec de l’Union pour la Méditerranée ?

2. L’approche de ces accords se focalise sur des relations bilatérales, négligeant ainsi un soutien à l’intégration régionale de ces pays. Au contraire, elle les met dans un système de concurrence pour être les « champions »  qui répondent aux critères de ces Accords les uns par rapport aux autres.

A l’heure  où les Européens débattent   de la possibilité d’un certain protectionnisme  européen, nous exigeons le contraire de nos partenaires du Sud. Cela est-il bien cohérent ?  Et équitable ?

 Je ne le crois pas d’où mon vote contre ce rapport, bien que dernier comporte certains aspects positifs.  

Malika Benarab-Attou, membre de l’Assemblée Parlementaire Euro-Mediterranéenne


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