Publié par : Malika Benarab-Attou | 16 janvier 2013

Garantie pour la jeunesse : offrir aux jeunes une passerelle vers le monde professionnel

jeunesEmpl

Ce mercredi 16 janvier le Parlement européen a voté une résolution sur la Garantie Jeunesse, projet qui a pour objectif d’offrir la possibilité à chaque jeune citoyen de l’UE (jusqu’à l’âge de 25 ans) de travailler, de suivre un enseignement ou une formation au plus tard quatre mois après son inscription au chômage ou après être sorti du système éducatif.

Par ce vote, le Parlement européen apporte son soutien à la proposition de la Commission européenne de décembre 2012 préconisant l’adoption, par le Conseil des ministres de l’emploi et des affaires sociales des pays membres de l’UE, d’une recommandation sur la garantie jeunesse, au mois de février, destinée à tous les Etats-membres. En effet, la politique pour la jeunesse restant une compétence nationale, la Commission ne peut qu’inciter les Etats à mettre en œuvre cette garantie.

Face aux chiffres dramatiques du chômage des jeunes – un jeune européen sur cinq sur le marché du travail est au chômage – cette mesure aura pour objectif de garantir aux jeunes un emploi ou une passerelle vers le monde professionnel, leur donnant ainsi la possibilité de rester actif et de découvrir le marché du travail.

Le Parlement européen, dans sa résolution, demande à la Commission que les programmes de garantie jeunesse dans les Etats-membres puissent être financés via le Fonds Social Européen notamment dans des pays comme l’Espagne ou la Grèce où le taux de chômage des jeunes s’élève à plus de 50%.

La Commission européenne pourrait également inciter les Etats-membres à concrétiser le projet de garantie jeunesse en soutenant la capacité des Etats-membres à établir des partenariats entre le milieu de l’enseignement, les organismes de formation, les services publics de l’emploi et les associations de jeunes ou encore en facilitant le dialogue avec des états qui ont déjà mis en place ce genre de programme (comme la Finlande, la Suède ou encore l’Autriche)

Les Etats-membres doivent quant à eux faire preuve d’une réelle volonté politique et engager les financements nécessaires à la mise en place de programmes de garantie jeunesse : le coût de l’inaction des gouvernements serait aujourd’hui estimé à près de 150 milliards d’euros[1] pour la société !

——————————————————————————–

[1] l’Agence Eurofound estime que 14 millions de jeunes européens sont actuellement sans emploi, ni études, ni formation (NEETs) et que ce coût pour la société serait d’environ 150 milliards d’euros


Responses

  1. […] suite à la résolution du Parlement européen, voté le 16 janvier 2013 à Strasbourg, sur la Garantie jeunesse, Malika Benarab-Attou et sa collègue Karima Delli du groupe des Verts/ALE ont interpelé Michel […]

  2. […] l’Union européenne (réunis au Conseil EPSCO) ont voté en faveur d’une garantie pour la jeunesse, visant à ‘offrir la possibilité à chaque jeune citoyen de […]


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :