Publié par : Malika Benarab-Attou | 29 mai 2013

« Conditions de détention inhumaines » au centre de Busmantzi en Bulgarie

CP - centre de détention - photo

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Bruxelles, le 29 Mai 2013

« Conditions de détention inhumaines » au centre de Busmantzi en Bulgarie

Dès 2008 le centre de Busmantzi dans la banlieue proche de Sofia, crée en 2006, était pointé du doigt par des associations de défense des droits de l’homme, notamment Migreurop et le Comité d’Helsinki. Depuis, la situation ne semble pas avoir évolué positivement, bien au contraire.

En effet, des personnes actuellement détenues (Somaliens, Algériens, Marocains, Tunisiens, etc.) dénoncent « des conditions de détention inhumaines et contraire aux standards internationaux: les installations sanitaires, l’hébergement, l’accès à la nourriture et aux soins de santé font gravement défauts ». Ali, Kamel et Rachid, tous détenus d’origine algérienne (environ 200 détenus seraient algériens), parlent d’une « prison » et non pas d’un centre de rétention où « les violences physiques, l’arbitraire, les humiliations, les grèves de la faim et les tentatives de suicide sont monnaie courante ». D’ailleurs, en Bulgarie ce genre de centre est appelé « Centre d’hébergement coercitif ».

Malika Benarab-Attou, eurodéputée Les Verts/ALE, dénonce cette situation de non-droit et le manque d’inaction des différentes autorités. « Que font les autorités Bulgares, la Commission européenne et les Ambassades concernées pour sortir ces personnes de la situation dégradantes qui durent depuis plusieurs mois? ».

La députée rappelle que « les personnes détenues pour être entrées illégalement en Bulgarie passent des mois à attendre que leur demande d’asile soit enregistrée par l’Agence d’État; une démarche qui aboutit rarement à moins qu’elle n’ait été soumise personnellement par le Directeur du centre. La conséquence première est donc le risque imminent d’expulsion mais ceux qui ne sont pas expulsés végètent pendant des mois et des mois sans être informés de leur sort ni même de leurs droits ».

Pour l’eurodéputée Benarab-Attou Malika, « L’Union européenne ne peut pas rester aveugle face à ces faits même si la Bulgarie ne fait pas partie de l’Espace Schengen ». Et d’ajouter « les détenus lancent à nouveau un SOS, l’Europe ne peut pas ne pas l’entendre, elle doit prendre toutes les mesures rapides pour que le cas de ces personnes, privées de liberté, soit résolu conformément aux droits de l’homme. C’est une urgence ».

Contact bureau Malika Benarab-Attou
Bruxelles
Tel : 00 32 2 283 00 32
Email : malika.benarab-attou@ep.europa.eu
https://malikabenarabattou.wordpress.com/


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