Publié par : Malika Benarab-Attou | 2 octobre 2013

Un rapport de l’ONU sur le droit à la liberté d’expression artistique et de création

"Simple Living" de Nadia Plesner (2007)Ce mercredi 2 octobre au Parlement européen, Malika Benarab-Attou est intervenue à une conférence aux côtés de Mme Farida Shaheed, rapporteuse spéciale de l’ONU dans le domaine du droit à la liberté d’expression artistique et de création. L’occasion pour Mme Shaheed de présenter son rapport, publié en mars 2013.

« Toute référence à une action ou une politique culturelle au niveau européen est un terrain complexe, puisque la culture est l’apanage des Etats Membres« , rappelle Malika Benarab-Attou. « Ceci dit, l’UE développe des axes pour dépasser cette contrainte et mettre en lumière le rôle que la culture peut jouer en faveur de la liberté d’expression artistique et de la diversité culturelle. C’est une réflexion que nous avons eu l’occasion d’aborder à plusieurs reprises au Parlement européen ces dernières années, sous des angles différents, lors de débats sur la Politique Européenne de Voisinage, la circulation des artistes, la fusion d’EMI et Universal, ou encore la réforme des droits d’auteur a l’ère du numérique. »

L’eurodéputée ajoute : « Sur le plan international, l’Union européenne a un rôle particulier à jouer dans la promotion de la diversité culturelle. Loin de n’être qu’une puissance économique et commerciale, elle est elle-même un projet social et culturel fondé sur les valeurs de dignité humaine, de solidarité et de tolérance. » Elle a d’ailleurs les moyens d’agir sur le plan culturel par le biais de la Politique Européenne de Voisinage : en 2009 et 2010 déjà, une action spéciale du programme Culture a pu être consacrée aux pays partenaires. En 2011, une nouvelle initiative a également permis une coopération culturelle et interrégionale. Sur la rive sud de la Méditerranée en particulier, la culture et le dialogue interculturel ont pu, ces dernières années, gagner en importance dans le cadre du partenariat euroméditerranéen. Le programme EuroMed Audiovisuel, par exemple, permet de développer ler secteur cinématographique et audiovisuel dans dix pays du sud de la Méditerranée.

« Il est en effet urgent d’agir dans cette partie du monde et il nous faut aller plus loin, défendre la démocratie en protégeant la liberté d’expression artistique et créative, en surveillant les cas de censure des arts, en faisant connaître la situation des artistes victimes de harcèlement et de censure et en rendant les gouvernements imputables de leurs obligations en vertu des conventions internationales et des lois nationales pertinentes« , conclut l’eurodéputée.

 

 


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