Publié par : Malika Benarab-Attou | 16 décembre 2013

Soutien à l’appel adressé à Jean-Marc Ayrault par des ONGs algériennes et internationales

Dans le cadre de la réunion intergouvernementale Algérie-France, qui a lieu ces 16 et 17 décembre, six ONGs algériennes et internationales (*) lancent un appel au Premier ministre français pour que la question des droits de l’Homme et des libertés syndicales soit ajoutée au programme des échanges de vue.

L’eurodéputée Les Verts/ALE, membre de la délégation Maghreb du Parlement européen, Malika Benarab-Attou soutient cette initiative et déclare :

« Les intérêts économiques franco-algérien ne peuvent pas prendre le pas sur les questions de droits de l’Homme dans ses différents aspects : politiques, sociaux et environnementaux. J’invite le Premier Ministre Ayrault à aller à la rencontre des organisations indépendantes de la société civile algérienne.

Les réformes engagées en 2011 posent question notamment la loi sur les associations qui limite davantage le champ d’action des ONGs. Les libertés publiques et syndicales sont réprimées et les manifestants pacifiques harcelés.

De plus, le dossier des disparus reste en suspens : la Charte dite de « réconciliation » met de côté la justice. Or, sans justice, les familles de disparus ne peuvent pas faire leur deuil, pourtant nécessaire à toute réconciliation.

L’Algérie ne pourra pas développer son économie et tendre vers une réelle justice sociale tant que le régime empêche la pleine expression de son peuple et de ses droits. Dans les négociations, la France doit s’assurer que tout accord ou contrat comprenne des garanties politiques, sociales et environnementales. Ainsi, par exemple, alors que la France a suspendu l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste, les autorités algériennes les lancent. Nous espérons que l’importation de la technologie française dans ce domaine ne se fera pas.

Le premier bénéficiaire des relations franco-algériennes doit être la société algérienne dans son ensemble et non pas quelques entreprises, familles ou élites qu’elles soient algériennes ou françaises. Il nous faut entendre l’appel du peuple algérien qui exprime des demandes légitimes. « 

(*) Ligue des droits de l’Homme (LDH), Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (Remdh), l’association Agir pour le changement démocratique en Algérie (Acda), Collectif des familles des disparu(e)s en Algérie (CFDA) et le Comité international de soutien au syndicalisme autonome algérien (Cisa).


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