Publié par : Malika Benarab-Attou | 7 mars 2014

Elle rejoint « Nouvelle donne »

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Élue en 2009 grâce au bon score de la liste d’Europe Écologie dans le Sud-Est (18,27%) qui avait alors devancé le PS, Malika Benarab-Attou vient de claquer la porte de son parti. Elle dénonce le « tournant libéral catastrophique » du gouvernement français auquel les écologistes appartiennent. « Les Verts sont devenus des supplétifs du PS », déplore-t-elle.

« On se prenait claque sur claque », se désole l’eurodéputée, qui dit ne plus se retrouver dans la ligne de son parti. Au dernier congrès d’Europe Écologie les Verts (EELV) fin novembre, elle avait soutenu avec Karima Delli, Yves Cochet ou encore Alain Lipietz la Motion participative, un texte qui voulait contraindre le gouvernement à changer de cap. La motion a finalement été battue de justesse par celle présentée par la direction sortante autour de Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé. « Ils sont tous maqués entre eux », s’écrie la députée pour qui ce vote est la preuve du fonctionnement clanique de son ancien parti.

« Nos propositions ne sont pas reprises par le pouvoir en place », poursuit l’élue européenne, citant notamment la politique en faveur du nucléaire et le pacte de responsabilité adoptés par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Écartée également des listes écologistes pour les européennes, elle a donc démissionné mi-janvier du parti auquel elle appartenait depuis 2002. « On m’a proposé en échange une place éligible aux municipales dans le 7ème à Lyon et à la future Métropole », affirme l’eurodéputée qui réfute toute accusation d’opportunisme.

Elle décide alors de rejoindre Nouvelle donne. Créé en novembre dernier par l’économiste et apôtre de la semaine de 32 heures, Pierre Larrouturou, ce mouvement ambitionne de « faire tomber le mur du financiarisme, du court-termisme, du laisser-fairisme ».

Pour Malika Benarab-Attou, il s’agit surtout de « mettre la question sociale au cœur des propositions et de sortir de la politique libérale de la commission ». Pour cela, elle souhaite créer un noyau dur regroupant les pays de la zone euro, qu’elle aimerait voir doté d’une gouvernance économique commune. Une gouvernance qui devrait intégrer les « questions sociales ».

« A Nouvelle donne, n’importe qui peut participer aux travaux », pointe l’ex-écologiste, enchantée par le « mode de fonctionnement démocratique » de son nouveau parti où elle dit avoir « retrouvé une dynamique ». Le mouvement fignole actuellement son programme autour de trois axes : le social, la citoyenneté et l’Europe. Le projet devra être présenté début avril.

Malika Benarab-Attou n’est toutefois pas assurée de retrouver sa place au parlement européen. Les désignations à Nouvelle donne pourraient se faire par tirage au sort. Et comme le parti revendique 6000 adhérents…

Photo : © Michael Augustin


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